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 FICHE RP # 1

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MessageSujet: FICHE RP # 1    Ven 21 Aoû - 0:05

THE ANGRY

RIVER RISES

FT MARGUERITE COLLINS.
Cela faisait longtemps maintenant qu'il la suivait, à la trace. Acharné. La bruine tombait paisiblement, le temps était purement mauvais. Comme ses intentions. Il était de la même humeur que le ciel, chargé de foudre, une pile électrique.
GALLINEA
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Ven 9 Oct - 21:11


SOME OF THEM

WANT TO USE YOU

FT BARTHELOMET ALLEN
Un masque qu'il ne laissera pas tomber. Il est trop fier, trop sur de lui pour le faire tomber. C'est un monstre, rien de plus et il n'y a rien à comprendre, rien a tirer d'une créature des enfers comme Barthelomet Allen. Il est bien aussi ardent que le feu des enfers et Narcisse jouait avec lui comme on joue avec la flamme d'un briquet. L'attirance du brasier et de sa chaleur, l'envoûtante danse des doigts entre la flamme. Brûlera, brûlera pas. Il testait sa propre résistance à la tentation. Il avait cette irrépressible envie de lui sauter à la gorge. Barthelomet le fou. Barthelomet et ses expériences. Il ne devait pas y avoir homme sur terre qui connaissait mieux les mutants que ce démon, il passe, avait passé,bien trop de temps à la déchiqueter, à creuser en eux. Dans le sens littéral. Et Narcisse ne connaissait pas homme plus dérangé et pourtant aussi lucide que ce scientifique, ce "chercheur". Et s'était bien le pire, le pire trait de sa personnalité tout aussi cruelle. Il était parfaitement conscient de ce qu'il faisait et il le faisait simplement. Sans aucune once de pitié, sans jamais détourner le regard de son travail. De son oeuvre. Effrayant personnage. Le genre de fou qui obsèdent, qui laisse un arrière goût acide. On oublie pas un homme comme Barthelomet. Il résidera toujours dans l'esprit de traces de ses rictus, l'image de ses doigts dansants autour d'un scalpel. Il n'avait pas besoin de trancher la chair pour faire démonstration de sa dextérité avec une lame. Il suffisait simplement de regarder la manière dont ses doigts mouvait, au rythme saccadé de la peau qui cède. Il pouvait découper du regard.

Leur échange est une joute de rictus, ils se parlent mais c'est à peine si ce qu'ils disent a de l'importance. Ils ne s'écoutent pas, il se jaugent. Il savent ce que l'autre veut - ou ne veut pas. Narcisse tâte le terrain, s'il n'a pas déjà traversé la frontière, la limite de sécurité que l'autre n'a nul besoin d'imposer. Il faut être fou pour jouer avec les émotions d'un homme comme Allen. Sa simple personne était une barrière suffisante. Et sans doute, Narcisse était-il un peu fou. C'était même plus que probable. Oui. Il était fou. Fou de la folie elle même, fou de de la façon dont elle se manifestait dans la chimie cérébrale d'un être humain, fou de ce qu'elle poussait à faire. Il était fou de la folie. Intrigué, fasciné. Et dénue de tout instinct de survie, quand c'était la psychologie d'un monstre qui était en jeu. Dévorer, aspirer, comprendre. « Et vous êtes venu ici pour quoi? Pour analyser mon travail, pour élaborer une théorie à propos de ma façon de fonctionner? » Démasqué. Il ne cachait pas vraiment son jeu. Il se mord la lèvre inférieure et perd son sourire à peine esquissé. Il détaille le diable, son visage angélique, ses traits fin et précis, ciselé. Les yeux havanes, savane sauvage, à l'image du lion qui abrite le regard fauve. Décidément, son sourire ne veut pas le quitter, à peine vient-il d'être brisé. Les réactions primaires reprennent le dessus.
L'homme est attirant.


GALLINEA
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Jeu 31 Déc - 14:10


mission 3

FT ALEXANDRA QUEEN
Un instant, Narcisse regretta amèrement d'avoir séché les cours de sport. Pas qu'il était nul à cela, il se débrouillait plutôt bien. Honnêtement, il était dans la moyenne et n'avait jamais fait parti des derniers choisis pour faire les équipes. Ce n'était juste pas son truc et la plupart des activités proposées n'était pas son point fort - et narcisse déjà avait horreur de perdre. Mais il était trop studieux pour faire le mur alors il inventait souvent des excuses s'épargner un quelconque effort.  Bien sur, il était plutôt loin de de s'imaginer qu'une vingtaine d'années plus tard, il aurait bien eu besoin de ça pour pourchasser des gamins dans des hangars avec des méchants dans son dos. Enfin, ce qui est fait et fait. Rien dans son enfance n'avait laissé présager sa future orientation et même quand il avait commencé à se pencher sur la nature humain, il n'avait pas songé un instant pouvoir rencontrer des êtres mutants. Tout simplement parce qu'ils ne sont pas sensés exister.

Narcisse comprenait très bien la cause des mutants, des pauvres brebis égarées qui n'avaient pas choisi de tomber malade, pas choisi d'avoir une famille assez folle pour faire tous les traitements imaginables et pas choisi de se réveiller un matin avec des pouvoirs de super-héros. Mais comprendre qui ils sont n'était pas les tolérer, c'était une nuance qu'il avait appris à faire avec les criminels et qu'il restituait dans son travail à l'ASG, en bien ou en mal. Comprendre leurs desseins n'était pas leur pardonner ni même l'accepter. Dommage pour les mutants, mais aux yeux du profiler, ils n'étaient qu'une autre formes de pathologies. Différentes de celles des "fous", bien sur. Cela n'avait rien de mental, mais cela agissait sur eux et leur nature profonde à leur insu. C'était en eux. Point barre.

Elle ne resta pas longtemps, juste le temps d'un autre regard avant qu'elle reparte, filant le plus vite qu'elle pouvait dans la gueule du loup. Le hangar était assez grand, avec un peu de chance les abrutis qu'il avait secoués chercheraient ailleurs quand il passerait par la grande porte. Narcisse se releva et chargea son pistolet, ça ne le faisait plus rire. Et il n'était plus tellement amusé. Il avait envie de se défouler un peu, il en avait tout d'un marre de cette sauvageonne qui courrait encore et encore. Comme ci elle pouvait lui échapper indéfiniment. Mais la rage maintenant Narcisse dans le jeu et la fatigue n'était pas envisageable. Le souffle manquant une douleur déjà oubliée.  Il longea les murs du hangar en courant, essayant de se faire assez discret tout en gardant le rythme pour ne pas perdre sa cible. Elle s'échappa en fonçant dans le tas, soit. Il s'avança et tira dans le genoux gauche d'un des gardes flanqué à l'entrée sans aucune pitié. Il n'en mourrait probablement pas. Peut-être. Le genoux est un des endroits les plus douloureux et radical pour stopper quelqu'un.  Le temps que l'autre prenne conscience de ce qu'il se passait, un coup de crosse atterrit dans sa nuque. Narcisse avait peut-être surestimé les zigotos du coin, peut-être que le gros qu'il avait tabassé était fort, mais le reste, n'était qu'une bande de bandits qui savaient manier vite-fait quelques flingues sans trop d'agilité et qui avaient mieux à foutre que poursuivre un type comme lui qui de toute façon ne s'en prenait pas directement à eux. C'était presque trop facile. Narcisse tira un coup en l'air, histoire de bien rappeler à sa fugitive qu'il était toujours là. Encore une fois. Laisser ses traces, faire croire au contrôle de la situation, même s'il ne l'a pas lui même. Elle saura sans doute sa potion dans l'espace, précisément, mais cela faisait partie de son plan.
Cela pouvait tout aussi bien la déstabiliser et la focaliser sur un point, tandis qu'il arriverait d'un autre.

« Sort de ta cachette et viens te battre, tu ne vas pas toujours pouvoir m'échapper alors je te conseille de te rendre maintenant. » Elle ne répondrait surement pas. Mais, c'était théâtral et quitte à rater sa mission, il voulait qu'elle garder sa voix gravée dans sa petite tête. Narcisse s’avança sur le macadam, le ciel était toujours bleu parsemé des nuages fumeux. Il faisait plus froid qu'à l'intérieur du hangar. Une atmosphère qu'il aimait. Le froid de l'hiver, de la faucheuse.
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Dim 3 Jan - 21:19





THEY KEEP US APART AND THEY



WON'T STOP BREAKING US DOWN

NENAR

Give up on your pride, the moment's gone
Give up on your smile, life is long
So I seen a bad dream, that you were gone
I got bitten on the soul, my blood will run

«Ma patience à des limites. » Il braqua le canon de son arme contre le crâne du mutant qui continuait de pleurer désespérément comme un damné. Narcisse appuya sur la détente. Le recul le fit grimacer mais ce n'était pas ça qui allait l'arrêter. Une courbature de moins ou de plus, peut-importe. Depuis le départ de Néron il avait appris à tirer droit, simple mesure de précaution. Ou tout simplement le désir de coller quelques balles dans la tête d'innocents plutôt que dans celles des vrais ravisseurs. Ils étaient intenables, les pauvres infos qu'il avait obtenues n'étaient pas suffisantes. De la fumée. Tout ça ce n'était que de la fumée dans le vent, tout ce qu'il faisait n’avançait pas plus les choses. Il rangea son arme, calée dans son dos entre sa peau et son jean. La morsure froide du métal était déjà lointaine. Il tourna le dos au cadavre du mutant, ou du moins ce qu'il en restait. Ses supérieurs n'allaient pas apprécier un énième macchabée, mais il s'en foutait. Il pouvait bien aller dans des caissons de stase, il ne voulait qu'une chose. Une adresse. Quelques lettres et là ça allait être drôle. Il n'en avait rien à foutre d'arrêter des mutants, d'essayer de les manipuler et pénétrer leurs pauvres esprits cruellement humains. Son but primaire était oublié, dépassé. Il devait retrouver Néron. Au plus vite. Avant qu'il ne soit trop tard. Le temps passait, jour après jour et il se sentait bien plus fort. Ce n'était pas du courage, c'était de la rage. Il restait misérable quand il rentrait chez lui et s'allongeait, fixant le plafond pendant des heures.Pleurant parfois. Sa vie avait pris un tournant qu'il n'avait pas envisagé. Néron avait raison. Le mariage, le chien, les gosses. Ce n'était pas pour lui. Les types dans son genre n'y avaient visiblement pas le droit. Pour une fois qu'il trouvait le bonheur, pour une fois qu'il réussissait quelque chose seul, il lui était arrachée. Même l'alcool ne faisait pas passer la douleur, il s'était saoulé les premiers jours, maintenant ce n'était plus qu'une boisson comme une autre. Il avait besoin de toute sa tête.
C'est tout ce qui le maintenant à flot.

Pourtant, aujourd'hui, il avait envie d’abandonner. Pour la première fois depuis le début de cette affaire il se sentit perdre. Il sentit tout son courage le quitter, l'envie d'en finir. Accepter l'idée que peut-être il ne reverrait jamais le visage de l'homme qu'il a aimé. Qu'il aime. Les rues étaient d'une tristesse, tout son monde se fracturait. Il avait vendu les Disneys pour un dollar symbolique à un gamin en bas de la rue. Sur un coup de tête. Parce que même ça était imprégné de l'image de Néron. De ce jour où ils avaient fait l'amour comme des jeunes qui ont la vie devant eux. Sauf qu'ils n'ont que l'obscurité devant eux, la noirceur et la mort. Narcisse prit une grande inspiration. Il fallait qu'il tienne. Quelques mètres et il pourrait se libérer, être faible encore un peu. Puis il laisserait tout cela partir. Comme il l'a toujours fait. Même s'il savait que cette fois-ci ça ne passerait pas. Ce n'était pas qu'une histoire de flirt il avait… Mon dieu il avait osé lui demandé une chose aussi folle et stupide. L avait osé lui demandé ce qu'il n'avait jamais envisagé avec toutes celles qu'il avait pourtant aimé comme on devrait aimer normalement. Et Dieu seul sait combien il aurait aimé avoir une vie tranquille et bien rangée, avoir quelqu'un qui l'aimerait en retour sans trop de danger. Mais décidément, il était un aimant à merde. Narcisse s'échappa de ses pensées quand un passant le bouscula et l'insulta immédiatement. C'est là qu'il tomba sur son propre reflet dans une vitrine. Il n'avait jamais été aussi… misérable. Ses yeux étaient éteint, la douleur les avait rendus si tristes de chagrin que tous les phares s'étaient éteins. Il avait laissé sa barbe pousser et il ne souriait plus. Pour la première fois de sa vie il se méprisa comme il méprisait les mutants. Il se trouva ridicule, ignoble. « Je deviens fou. » Une goutte de pluie tomba. Puis plusieurs et il se décida à rentrer. Le temps qu'il rejoigne son appartement la pluie avait cessé. Même le ciel pleurait de rire. Il se foutait sa gueule.

Il monta rapidement jusqu'à son appartement et interpella rapidement sa voisine de pallier. Elle avait des soucis du tuyauterie. Il lui promit de passer. Ce soir. Tout à l'heure. Jamais. Narcisse s'affala sur son fauteuil et se servi un verre de bourbon à peine le seuil de sa porte passé.  Les amateurs s'arracheraient la langue s'ils le voyait. Il songea à se mettre minable, mais ne prit qu'un verre qu'il posa sur le plan de travail à peine vidé. Cuisiner le détendrait peut-être. Il saisit le couteau de cuisine puis s'arrêta. Tout était si calme, si banal. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas fait à manger, se contentant de plats surgelés et de ceux de Mlle Simons qui semblait comprendre sa détresse. Il s'en voulait d'être aussi ingrat et impoli, il ne l'avait pas encore remerciée. Demain peut-être. Jamais. Il ne le ferait probablement jamais. Il coupa des tomates en rondelles, fit revenir des pommes de terres dans une poêle et fit cuir du canard laqué acheté en grande surface. Tout ce qu'il avait pu trouver dans son frigo d'encore consommable. Deux assiettes. Il dressa la table, toujours pour deux. Une fois son travail terminé il regarda son installation. Il avait envie de tout envoyer valser. Balancer la vaisselle sur le carrelage. Il allait craquer. Il savait qu'il allait craquer. Il s'approcha de la table quand on toqua à la porte. Narcisse jeta un rapide coup d'oeil vers le ciel, alors Dieu sauvait la vie de son service mais laissait...Il soupira et retroussa les manches de sa chemise blanche. Il ne regarda pas qui sonnait, cela devait être Simons. L'évier. Ce soir. Merde. Il ouvrit la porte , fixant ses chaussures, se donnant ainsi  un air embêté. « Rebonjour Cathy, je voulais just- »

Son coeur rata un battement.
Néron.

Sa voix mourut dans sa gorge dans un hoquet. Déjà ses yeux se couvraient d'une pellicule humide, mais il restait bouché bée dans l'encadrement de sa porte. Pas maintenant. C'était sans doute un piège. Il hésita à  prendre l'arme qu'il cachait derrière le meuble à chaussure et tuer ce mutant qui se foutait de lui. Ou alors l’assommer et le torturer pour avoir osé lui faire ça. Il ne voulait pas y croire. Ne pouvait pas. Une éternité passa avant qu'il ne puise enfin murmurer son nom. En sa présence. « … N...Néron.. [/b]» Son coeur était lourd, ses émotions ne répondaient plus. Alors il laissait le chasseur parler, parce que c'était tout ce qu'il restait dans sa carcasse vide. « Qu'êtes-vous? Il agrippa l'arme et la pointa discrètement vers cette apparition. Trop, c'était trop. Il n'en pouvait plus. « Donnez moi une bonne raison de ne pas vous descendre tout de suite, donnez moi une bonne raison de croire que vous...vous êtes lui. »
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Lun 8 Fév - 22:09



ROSENROT


L'homme était là, comme prévu. Assis sur un petit banc recouvert de cuir bleu marine que le temps avait abîmé. Il était retenus pas des clous attaqués par l'usure et mêmes l'abysse des nuances presque noires était passé. Là où l'art persistait et voyageait à travers les âge, le matériel s'abîmait et ne redevenait que poussière. Les visages ridés des habitués laisseraient bientôt place à ceux de la relève, amatrice de fraîcheur et dans quelques années, la grâce architecturale de la pierre du bâtiment aura laissé place à la facilité du béton et des couleurs simples. Un véritable gâchis, mais un gâchis inévitable qui pour autant, n'avançait pas que des mauvaises choses. Ce n'était que la transmission d'une œuvre de génération en génération, que les retouches finissent toujours pas modifier. Comme l'ADN a fini par être modifié, pour muter et créer de nouvelles arabesques. La nouvelle race qui voyait le jour était d'une élégance sans limite, elle n'avait de toute manière plus aucune limite. Freddie ricana en voyant deux tourtereaux s'embrasser sous le regards des anges qui semblait se mouver sur la toile. Combien de temps resteraient-ils ensemble, si l'un tombait gravement malade ou s'il devenait ces « autres » que cette ville méprise tant ?

Freddie rabattit son manteau de fourrure blanche comme la neige sur ses épaules, narguant les visages outrés des visiteurs aussi statiques que les sculptures exotériques de l'art contemporain que le musée vendait comme « »l'art nouveau ». Les gens qui la dardaient d'un regard rempli de jugement devaient se demander si la fourrure était vraie, qui était cette jeune demoiselle qui n'avait aucune pudeur, qui était grossière. Préoccupation digne d'un être humain qui n'a d'autre pensées que celle que les polémiques apportent , pauvres esprits malléables, encore plongés dans leur ancien siècle. Comment leur en vouloir ? Ils se croient maîtres du monde alors qu'ils ne sont qu'au pied de la pyramide, esprits futiles et influençables qui ne découvriraient jamais les vérités quand bien même elle seraient à leur pieds. Malheureusement non, la fausse fourrure est de mise, l'authentique n'est pas politiquement correct. Elle est une image, ne jamais l'oublier, elle ne doit pas sortir de son cadre. Ps encore. A grand regret, elle doit se contenter de synthétique et de tissus bon marchés, l'argent ne manque pas, c'est le monde qui ne sait plus se couvrir d'apparat et qui perd tout son raffinement. Un regard hautain à une dame, un sourire à un monsieur et les mimiques douteuses s'écartèrent de son chemin, pour fixer un plafond, l'angle d'un mur. On s'incline. On a peur. Tant mieux. Elle voulait discuter dans le calme et l'intimité et n'avait pas spécialement envie d'avoir à les « occuper » pour pouvoir accomplir son dessein tranquillement.

Elle prend enfin place à coté de l'homme, la trentaine avancée marque son visage. Wade Harlington. C'est ce que les gens appelleraient un bel homme, une barbe grimpant le long de ses joues, synonyme de l'absence d'un rasage quotidien et le regard remplit de vie et d'assurance. Ce n'en est que plus séduisant. Mais tout ces artifices ne séduisent pas le mutante, elle est indifférente. Elle ne ressent plus aucune attirance, si un jour elle a voulu quelqu'un physiquement. Jamais sûrement, ce n'est pas une chose qui lui manque. Elle n'a pas eu le plaisir de connaître ce péché là, elle ne fait que s'amuser à l'évoquer chez ceux qui en raffolent. Elle n'est pas corrompue dans ce sens. Elle ne peut pas regretter ce qui n'a pas été vécu. Wade. L'homme, elle l'a déjà vu auparavant. Dans un contexte différent, derrière la barre, défendant corps et âme un innocente. Pauvre Martha. Elle avait toujours crié au complot, elle avait toujours eu la vérité. Mais personne n'écoute les pauvres et les voix perdues dans la masse. Malheureusement, son talent n'avait pas suffit à permettre à cette pauvre dame d'être entendue comme elle aurait du l'être, il était une énième victime d'un plan. Mais c'était pour la bonne cause. Les personnes qui sont mortes en son nom ne méritaient pas de vivre. Une défaite programmée pour une victoire éternelle. Maintenant l'avocat est devenu un grand garçon qui flirte avec les géants. Dès ses débuts, il s'était toujours avéré être un bon ténor du barreau, il avait ce petit quelque chose. Cette aura. Avec le temps, Freddie avait enfin pu mettre un nom dessus. Monsieur était comme elle, il faisait partie de cette génération améliorée, les graciés de l'arche de Noé, ceux qui bâtiraient le nouveau monde. Un monde à leur image. Ce n'est pas à eux de décider, en revanche, s'il sera meilleur. Cette homme contribuait à faire penser la balance là où ses vices posaient un poids de l'autre coté. La guerre qui se préparait n'avait rien à voir avec celle que les médias dénonçaient. La vraie guerre avait lieu entre les éclats de deux regards qui se défiaent.

Ironique de parler de Destin et de Sauveur en ce lui. Face à la Dernière Scène. Le Dali les nargue. De tous temps, les hommes ont été fascinés par le Christ. Pourquoi chercher Dieu dans les livres et les temps anciens que la poussière à déjà recouverts ? Dieu est parmi nous et il est l'investigateur de cette grande évolution. Une nouvelle ère est proche. Un nouveau temps et ses nouvelles règles. Pour autant, elle ne respectait pas son Dieu. Elle donnerait cher pour être la première à lui jeter une pierre. Se débarrasser de son père maternel n'a pas suffit à apaiser sa mélancolie et son désir, un des derniers qu'elle ressent distinctement, de rétribution. L'ignorance, l'époque où elle vivait sans se soucier de demain lui manque parfois. On ne peut vivre éternellement l'histoire d'une autre. La lassitude reprend ses droits, la nature fait son œuvre. Elle ne finira pas vielle, sa mutation la conduira au néant. Mais elle compte bien mettre à profit ses dernières années pour se venger. C'est une vengeance sans trop d'effusions de sang, quelques gouttes tout au plus. La véritable revanche, ce sera quand elle aura joué des hypocrites qui pensent encore contrôler la situation. Elle les trompe déjà et s'en réjouit. Son regard divagua sur le tableau, elle aime l'art. Elle aime les courbes que les peintres dessinent au pinceau, la manière dont ils capturent des instantanés de vies entre les mailles d'une toile, à l'aide simplement de couleurs et de dextérité. Elle aime cet univers à part. « Pensez-vous qu'il y ait  un espoir pour nous ? Ou allons-nous finir en martyr ? Allez vous prendre les armes ? Ou prier vos persécuteurs ? » Elle tourne son visage d'ange, sans bavure, le teint pâle que le fard rend livide, fantomatique. « Mr Harlington, cela faisait longtemps, que nous ne nous étions pas rencontré. J'ai eu vent de vos exploits, vous êtes talentueux. Très prometteur. » Le lever de sourcil arrogant, ironique. « Presque un sans faute, s'il on omet quelques affaires oubliées »

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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Mer 17 Fév - 21:32





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Give up on your smile, life is long
So I seen a bad dream, that you were gone
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«Ma patience à des limites. » Il braqua le canon de son arme contre le crâne du mutant qui continuait de pleurer désespérément comme un damné. Narcisse appuya sur la détente. Le recul le fit grimacer mais ce n'était pas ça qui allait l'arrêter. Une courbature de moins ou de plus, peut-importe. Depuis le départ de Néron il avait appris à tirer droit, simple mesure de précaution. Ou tout simplement le désir de coller quelques balles dans la tête d'innocents plutôt que dans celles des vrais ravisseurs. Ils étaient intenables, les pauvres infos qu'il avait obtenues n'étaient pas suffisantes. De la fumée. Tout ça ce n'était que de la fumée dans le vent, tout ce qu'il faisait n’avançait pas plus les choses. Il rangea son arme, calée dans son dos entre sa peau et son jean. La morsure froide du métal était déjà lointaine. Il tourna le dos au cadavre du mutant, ou du moins ce qu'il en restait. Ses supérieurs n'allaient pas apprécier un énième macchabée, mais il s'en foutait. Il pouvait bien aller dans des caissons de stase, il ne voulait qu'une chose. Une adresse. Quelques lettres et là ça allait être drôle. Il n'en avait rien à foutre d'arrêter des mutants, d'essayer de les manipuler et pénétrer leurs pauvres esprits cruellement humains. Son but primaire était oublié, dépassé. Il devait retrouver Néron. Au plus vite. Avant qu'il ne soit trop tard. Le temps passait, jour après jour et il se sentait bien plus fort. Ce n'était pas du courage, c'était de la rage. Il restait misérable quand il rentrait chez lui et s'allongeait, fixant le plafond pendant des heures.Pleurant parfois. Sa vie avait pris un tournant qu'il n'avait pas envisagé. Néron avait raison. Le mariage, le chien, les gosses. Ce n'était pas pour lui. Les types dans son genre n'y avaient visiblement pas le droit. Pour une fois qu'il trouvait le bonheur, pour une fois qu'il réussissait quelque chose seul, il lui était arrachée. Même l'alcool ne faisait pas passer la douleur, il s'était saoulé les premiers jours, maintenant ce n'était plus qu'une boisson comme une autre. Il avait besoin de toute sa tête.
C'est tout ce qui le maintenant à flot.

Pourtant, aujourd'hui, il avait envie d’abandonner. Pour la première fois depuis le début de cette affaire il se sentit perdre. Il sentit tout son courage le quitter, l'envie d'en finir. Accepter l'idée que peut-être il ne reverrait jamais le visage de l'homme qu'il a aimé. Qu'il aime. Les rues étaient d'une tristesse, tout son monde se fracturait. Il avait vendu les Disneys pour un dollar symbolique à un gamin en bas de la rue. Sur un coup de tête. Parce que même ça était imprégné de l'image de Néron. De ce jour où ils avaient fait l'amour comme des jeunes qui ont la vie devant eux. Sauf qu'ils n'ont que l'obscurité devant eux, la noirceur et la mort. Narcisse prit une grande inspiration. Il fallait qu'il tienne. Quelques mètres et il pourrait se libérer, être faible encore un peu. Puis il laisserait tout cela partir. Comme il l'a toujours fait. Même s'il savait que cette fois-ci ça ne passerait pas. Ce n'était pas qu'une histoire de flirt il avait… Mon dieu il avait osé lui demandé une chose aussi folle et stupide. L avait osé lui demandé ce qu'il n'avait jamais envisagé avec toutes celles qu'il avait pourtant aimé comme on devrait aimer normalement. Et Dieu seul sait combien il aurait aimé avoir une vie tranquille et bien rangée, avoir quelqu'un qui l'aimerait en retour sans trop de danger. Mais décidément, il était un aimant à merde. Narcisse s'échappa de ses pensées quand un passant le bouscula et l'insulta immédiatement. C'est là qu'il tomba sur son propre reflet dans une vitrine. Il n'avait jamais été aussi… misérable. Ses yeux étaient éteint, la douleur les avait rendus si tristes de chagrin que tous les phares s'étaient éteins. Il avait laissé sa barbe pousser et il ne souriait plus. Pour la première fois de sa vie il se méprisa comme il méprisait les mutants. Il se trouva ridicule, ignoble. « Je deviens fou. » Une goutte de pluie tomba. Puis plusieurs et il se décida à rentrer. Le temps qu'il rejoigne son appartement la pluie avait cessé. Même le ciel pleurait de rire. Il se foutait sa gueule.

Il monta rapidement jusqu'à son appartement et interpella rapidement sa voisine de pallier. Elle avait des soucis du tuyauterie. Il lui promit de passer. Ce soir. Tout à l'heure. Jamais. Narcisse s'affala sur son fauteuil et se servi un verre de bourbon à peine le seuil de sa porte passé.  Les amateurs s'arracheraient la langue s'ils le voyait. Il songea à se mettre minable, mais ne prit qu'un verre qu'il posa sur le plan de travail à peine vidé. Cuisiner le détendrait peut-être. Il saisit le couteau de cuisine puis s'arrêta. Tout était si calme, si banal. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas fait à manger, se contentant de plats surgelés et de ceux de Mlle Simons qui semblait comprendre sa détresse. Il s'en voulait d'être aussi ingrat et impoli, il ne l'avait pas encore remerciée. Demain peut-être. Jamais. Il ne le ferait probablement jamais. Il coupa des tomates en rondelles, fit revenir des pommes de terres dans une poêle et fit cuir du canard laqué acheté en grande surface. Tout ce qu'il avait pu trouver dans son frigo d'encore consommable. Deux assiettes. Il dressa la table, toujours pour deux. Une fois son travail terminé il regarda son installation. Il avait envie de tout envoyer valser. Balancer la vaisselle sur le carrelage. Il allait craquer. Il savait qu'il allait craquer. Il s'approcha de la table quand on toqua à la porte. Narcisse jeta un rapide coup d'oeil vers le ciel, alors Dieu sauvait la vie de son service mais laissait...Il soupira et retroussa les manches de sa chemise blanche. Il ne regarda pas qui sonnait, cela devait être Simons. L'évier. Ce soir. Merde. Il ouvrit la porte , fixant ses chaussures, se donnant ainsi  un air embêté. « Rebonjour Cathy, je voulais just- »

Son coeur rata un battement.
Néron.

Sa voix mourut dans sa gorge dans un hoquet. Déjà ses yeux se couvraient d'une pellicule humide, mais il restait bouché bée dans l'encadrement de sa porte. Pas maintenant. C'était sans doute un piège. Il hésita à  prendre l'arme qu'il cachait derrière le meuble à chaussure et tuer ce mutant qui se foutait de lui. Ou alors l’assommer et le torturer pour avoir osé lui faire ça. Il ne voulait pas y croire. Ne pouvait pas. Une éternité passa avant qu'il ne puise enfin murmurer son nom. En sa présence. « … N...Néron.. [/b]» Son coeur était lourd, ses émotions ne répondaient plus. Alors il laissait le chasseur parler, parce que c'était tout ce qu'il restait dans sa carcasse vide. « Qu'êtes-vous? Il agrippa l'arme et la pointa discrètement vers cette apparition. Trop, c'était trop. Il n'en pouvait plus. « Donnez moi une bonne raison de ne pas vous descendre tout de suite, donnez moi une bonne raison de croire que vous...vous êtes lui. »
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Dim 17 Avr - 17:08

THE ANGRY

RIVER RISES

Cela faisait longtemps maintenant qu'il la suivait, à la trace. Acharné. La bruine tombait paisiblement, le temps était purement mauvais. Comme ses intentions. Il était de la même humeur que le ciel, chargé de foudre, une pile électrique.
MOONSTRUCK
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MessageSujet: Re: FICHE RP # 1    Dim 17 Avr - 19:46

Les rues suintent d'une odeur fraîche d'ondée mélancolique sur l'asphalte, mélange d'arôme improbable, entre cieux azurés où virevoltent les ailes de la nuit et paluches graisseuses humaines, dégueulis de crasse et de pollution, à l'image des mères,  tubes qui crachent leur fumées puantes dans le ciel des villes musées d'industries, belle Florence épargnée, arche pour les âmes vicieuses qui s’éprennent de la tentation dans la poésie des cartes postales antiques, inviolée encore, pourtant empreinte de ce parfum venu des moteurs et de l'homme moderne, avide de ses vies riches et éparses, dépendant du quotidien mortel. Les perles d'eau coulent le long des pierres millénaires, assombrissent les crépis, s'allongent le long des échalas métalliques offerts comme des gorges dans ces ruelles où de nombreuses s'effilent,  les griffes sortie de terre, de la matière des lames qui tranchent les jugulaires. Décor sombre, la lune rit derrière, cachée par ses draps de nuages cotonneux, libérée de la grisaille pluvieuses, redevenus anges de poussières impalpables.

C'est ce monde dans lequel le spectre évolue, fondu dans le paysage macabre de cette populace aux sourires de jokers, rictus sur les lèvres gercées qu'on devine si peu embrassées, pâles, fantômes. Il est d'ici, pas d'ailleurs, de ce monde qui a besoin de plus, prêt à acheter les étoiles s'il peut y grimper, chercher son plaisir dévorant qui cambre ses reins, époux du septième ciel où il se perd chaque soirs entre les os creux des catins aux yeux rougis et la chaleur des femmes innocentes aux côte bleuies, les amours qu'il déteste le lendemain, chagrin du vide. C'est un monde en détresse qui crie pour appeler à l'aide mais ses échos se perdent dans les vagues, ils s'écrasent et coulent, emportés par un torrent qu'on ne peut contenir, une furie éveillé, heureuse de ses griffes pourpres. Et le monde il se bat, se démène dans ses chaînes, tire sur le collier autours des poignets mécaniques, le monde qui part en vrille, qui nage dans l'océan des yeux des filles perdues, esseulées, venues chercher le réconfort, s'abandonner aux loups qui les font murmurer des prières, des regrets, jeunesse fragile et tangible aux rêves de liberté, enfermée de sa propre volonté dans la cage dorée, seul compagnie les êtes affamées et la poudre convoitée. L'envie de s'envoler, la peur de quitter le nuit, les paradoxes ancrés dans la nature décadente.

Il s'avance à travers les gouttes solitaires, mais l'apocalypse n'est pas pour ce soir, l'orage est passé comme il est d'usage de dire et le calme plat revient, il ne pleut plus sur la ville, il pleut encore dans les coeurs qui pleurent. On s'y enferme dans les us et coutumes, on se cantonne à nos règles pour ne pas se bouffer, toujours ce désir d'aller plus loin qui se fait voraces face aux occasions rêvées, opportunistes, conquérants, rois aux couronnes tantôt de sable tantôt de carne. Les fauves mordent la chaire fraîche et les vautours viennent récupérer ce qu'il reste des rêves d'or et de liberté, démocratie brisée, la nuque pliée contre le pavé, les dieux rieurs qui laissent le chaos s'installer, un chaos organisé, orchestré par les mains des empereurs, les quatre  lions à la fourrure ambrée aux verres qui teintent, aux costumes et parures de pierres brillantes, des fils tissé, précis, comme les coups dans le dos, les apparences qui trompent et qui mentent, toutes ces lèvres qu'on délie du regard, paroles inaudibles, les secrets bien cachés. Les secrets dont il se régale, seule passion, seule conviction, seule religion, vérité, mensonge, douces obsessions qui courent sur la peau laiteuse, se nichent dans son oreille attentive. L'oreille orpheline de sa jumelle, présente dans sa forme, chimère retirée, arrachée au poète.

Les pas se pressent dans son dos, le bruit du cuir brut contre la route, lissé, il s'imagine le cirage parfait, l'homme de trempe, droit jusque dans ses bottes militaires en accord avec son teint froid et sa voix, dictateur de l'ombre, il y voit le reflet de son visage attaqué par les mouchetures d'une barbe naissante, ses yeux brillant de malice, les pas presque silencieux. C'est l'habitude de la chasse qui le rend si fort à ce jeu là, l'excitation du jeu du chat et de la souris, autant ravi par la position de chat que de chassé, danger qui nourrit ses veines en adrénaline, relance les battements du palpitant clinique, prit qui croyait prendre, les crocs se dessinent dans le sourire qu'il tait presque immédiatement, c'est à dame lune qu'il dévoilait ses canines, il a une enveloppe à protéger. Il serre dans sa poche l'opinel, caresse sensuellement le bois, la lame, le tranchant désiré, la peau qu'il veut goûter, découper, la rage qui s'embrasse dans ses tripes. Il se retient de faire volte face et de jouer de ses poings, danser  de son corps taillé pour le combat dans une valse carminée, le soldat demande son repas, le soldat affamé, les tambours des tanks en souvenir images en noir et blanc admirées religieusement. Vie rêvée décrite comme enfer, cerbère ravi de son royaume, protecteur de son styx, noyé dans les rivages des morts.

Il délaisse le bijou, il bifurque dans d'autre ruelles, sème le voyeur, il rentre ce soir, où, il n'a pas d'horizons, peut importe, ce peut être les draps d'une horrible blonde qui le croit écrivain, ce peut-être le simple caniveau dans lequel il dort, car il n'est maison qui saurait sublimer sa perversion. Dans sa grâce, hésite entre déception et soupir quand le bruit se tait, le soulagement s'échappe en volute transparente dans l'air frais, les nuits contrastes. Mais il ne se réjouit pas encore, si joie il sait ressentir à l'intérieur de sa coquille vide. Mieux placé, plus que quiconque, pour savoir qu'il est de ces silences qui parlent ces langues d'alertes. Le couteau caché, l'homme espion enfouis, il laisse venir l’infiltré, le verrochio inexistant, fait appel à ce qu'il a apprit, à ce qu'il sait faire de mieux, Tromper, le masque parfait sur son visage, indifférence, il claque des dents comme s'il avait vraiment froid, mais quand le coeur ne bat plus la chaleur n'est que souvenir des baisers des mères. La mère détestée, offerte à la nouvelle famille comme ticket de bienvenue pour le voyage dans les caves de son être. Sans doute l'instinct du paternel gravé quelque part dans ses poumons vierge de toute cigarettes. Il hausse les épaules, on croirait un homme qui chasse ses doutes, il bouillonne en réalité. Il l'attend, sors de ta cachette, il lui crache au visage, montre toi fourbe. Il attend les coups, la peur dont il se nourrit comme la plus violente des drogues, l'amour de la douleur, le besoin irrépressible de s'y perdre.
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