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 Ambroise Beaumarchais.

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Red.
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Messages : 177
Date d'inscription : 02/05/2015

MessageSujet: Ambroise Beaumarchais.    Jeu 30 Juin - 23:28

Ambroise Beaumont
Citizen Student
 
ft. Cillian Murphy

Informations
Nom et Prénom(s): Beaumont typiquement français, racine transmise par son père, il aura beau fuir sa famille et son passé il y a des marques qu'il ne pourra pas effacer, ni même cacher, son nom a toujours été fardeau qu'il porte plus ou moins bien chaque jour, qu'il ne pourra que transmettre à son tour, comme une malédiction qui résonne à chaque fois qu'on le prononce et lui rappelle à quelle point le temps finit toujours par le rattraper quoi qu'il fasse. Ambroise était une idée de sa mère. Et un prénom qui lui sied mieux, dans lequel il se reconnaît, c'est pourquoi il préfère qu'on l'appelle par son prénom, inconnu comme amis proches, dans les faits elle ne voulait ni un garçon ni une fille et espérait transmettre un esprit de neutralité à son gamin ce qui est une chose plutôt réussie puisqu'il ne s'est jamais fié aux apparences, fuyant toujours les préjugés même quand  ils s'imposaient dans sa vie comme des normes à respecter. Âge et Date de Naissance: Né un dix août 1890 il arbore fière ses trente-six ans, sans complexe, l'âge est un concept qui lui échappe, il ne dépend pas des chiffres et son âme de poète n'a fait que renforcer sa méprise de ce monde qui cherche sans cesse à ranger tous les concepts dans des cases et son amour de la science n'a jamais influencé son parti-prit idéologique quand à cette manie de tout quantifier, peut-importe, au final, combien de chiffre il aura au compteur puisqu'il peut mourir n’importe quand et qu'il est presque sûr que ce n'est pas le temps qui fera ses ravages, il est bien placé pour le savoir et sans doute les nombreuses années penchées sur des malades parfois à peine majeurs ont fini par avoir raison de lui. Nature du Sang: Sang-pur. Pas aussi prétentieux qu'il n'en a l'air, la pureté de son sang n'a jamais servi qu'à l'aider dans certaines de ses entreprises, c'est un détail avec lequel il a eu la chance de naître mais qui n'a pas servi à faire de lui l'homme qu'il est et qui a perdu de sa pseudo-valeur sur le sol américain. Si il lui a permis d'accéder à certains privilèges auprès de personnes peu scrupuleuses, ça n'est resté qu'un carte dans sa manche auprès des sorciers vieux jeux qui pourrait bien lui jouer de mauvais tour dans des jours prochaines. Situation: Une part de lui amerait se proclamer célibataire mais le cours des chose ne va pas en sa faveur puisqu'il est fiancé. En réalité il est plus promis à une dulcinée qu'autre chose et s'il ne s'en plaint pas et ressent  même un immense réconfort et une paix intérieure à cette idée, il sait que les sentiments risquent de ne pas être réciproques, situation qui l'angoisse profondément et tâche définitivement son fameux rêve américain.Baguette: Amoureux des belles choses et des curiosités il a préféré se ruiner pour acquérir une Johannes Jonker ne primant pas la puissance puisqu'il sait qu'il ne s'en servira jamais de manière offensive, ou du moins il l'espère, puisque les promesses finissent toujours pas être brisée, autant qu'un sortilège.  Occupation: Médicomage, à la grande surprise il a brisé la serment familial et s'est voué aux autres et à leur survie plutôt qu'à leur destruction, un choix qui lui a valu de nombreux jugement et précipité son départ, mais qui lui apporte autant de réconfort auprès des malades. Aux yeux des no-maj il est un simple pharmacien des premières heures qui ne jure que par la pureté des plantes et des remèdes de grands-mères. Epouvantard: Elles sont tellement nombreuses qu'il a douté un jour de pouvoir en avoir une précise. Pourtant parmi toute, une prime, elle prend la forme des armes, lui et une arme, cet autre qu'il a failli devenir et qu'il déteste sans même le connaître, un monde dans lequel il aurait choisit une autre voix, celle d'un tueur. Miroir du Rised: Aussi cliché que cela puisse être, c'est un monde coloré, un coin de verdure où il est assis à peindre un paysage, un monde dans lequel tout serait parfait, même à travers ses manières et ses opinions qu'il veut le plus tranché, il aspire à une vie normale, celle que tout homme devrait être à même de vivre, ce monde ne serait sans une présence, celle de sa fiancée, c'est son désir le plus cher, qu'ils vivent heureux, peut-être avoir beaucoup d'enfance s'il faut la jouer conte de fées. Que tout se passe bien, qu'il puisse enfin être aimé. Animal de Compagnie: Une chouette effraie dont il ne saurait se passer, la seule compagnie qui lui soit resté fidèle durant ses années d'exil et qui n'ait jamais pu douter de lui, il s'est habitué à sa présence, c'est elle qui le réveille le matin. Il a cette intime conviction qu'elle veille sur lui la nuit, il a besoin d'y croire en tout cas pour fermer les yeux et dormir sur ses deux oreilles, même si ça ne reste qu'un animal, c'est presque devenu quelqu'un. Particularité: Aucune, il est ce qu'on pourrait considérer comme normal. écrire ici.

Le personnage
Ambroise c'est un type bien, du moins c'est ce que la plupart des gens disent de lui. Mais la vérité c'est que tout le monde peut être un type bien, il suffit de sortir les billets au bon moment où finir entre quatre planches pour que pleuvent les compliments. Pour certains c'est une chic personne parce qu'il aide les autres, parce qu'il est là pour soigner les petits bobos, que c'est LA personne à appeler quand il y a du grabuge, le bon ami qui se cassera bien en deux même si on ne lui rend jamais la pareille. Ambroise c'est une personne calme dans toutes les situations, ou presque. Il essaye en tout cas de ne pas perdre la face quand il se retrouve dans une situation difficile, quelqu'un de professionnel qui a la tête sur les épaules, faute d'avoir les pieds sur terre. Autant diplomate qu'il le peut, il fait juste en sorte de ne pas empirer les situations, armé de sa seule patience et de la connaissance qu'il a acquise le long de son chemin, parce qu'il sait que si lui ne prend rien en main, ce n'est pas les autres qui le feront, il a appris à être indépendant et ne jamais rien laisser passer, sans doute obsédé par le contrôle à force, parce qu'il faut bien un défaut sur le tableau, pourtant nombreux, c'est peut-être le pire, qui exacerbe une jalousie qu'il n'ose pas s'avouer. C'est l'Ambroise bosseur, celui qui ne laisse jamais tomber, celui qui ferait un procès à la première personne qui se mettra sur sa route, déterminé et sans scrupule quand il s'agit de ses intérêts et de ceux de ses proches.

Celui-là c'est l'Ambroise de la société, parce qu'une fois qu'il est dans les murs de son appartement, une fois qu'il est à nouveau lui même, les véritables choses peuvent commencer. Cet Ambroise là est comme un de ces énièmes costumes, il peut l'enlever, l'entretenir, parce ce n'est qu'une apparence remplaçable. Il n'est pas fait pour durer, il tiendra un temps avant que son monde finisse par s'écrouler, comme dans le passé. Parce qu'il ment et que c'est la première chose qu'il faut assimiler, comme un mot de passe pour pouvoir pénétrer dans ses secrets. Ambroise ment. Il ment sur le temps en disant qu'il faut beau même quand il pleut, prétextant que c'est dans son coeur que le soleil se lève, il ment quand il dit qu'il aime parce qu'il a besoin de dire aux gens qu'ils sont beaux, même quand il ont un couteau dans la main gauche, il ment quand il dit qu'il n'a pas peur, alors qu'en réalité il a la trouille constamment, de mourir, de perdre ce qu'il a construit, que les choses tourne mal, que le monde parte en vrille, il n'y aucune recette miracle, pas de petite truc, on ne peut pas savoir quand il dit la vérité. Il a du lui même oublier. Ambroise est inquiet, Ambroise met trois sucres dans son café, il a ces rituels qu'il a besoin d'exaucer pour passer une bonne journée, presque des tocs, c'est en lui comme la mélancolie constante qui l'habite et qui ne veut pas le quitter, celle qui lui fait aimer la pluie qui tombe, qui lui donne envie de danser quand une vieux piano joue, qui l'empêche d'apprécier le progrès. C'est un émotif, à fleur de peau, il encaisse et parce qu'il veut bien paraître il se retient et subit ses propres émotions en plus de celles des autres, une putain de bombe qui peut péter dans les mains de n'importe qui.  Qui ne laisse pas de place au doute. Et pourtant il en a, Dieu seul sait combien, ceux qu'il admet et ceux qui chaque jour reviennent, repartent et lui font vivre l'enfer sur terre. Ambroise voudrait pouvoir confier ses doutes, mais il a appris à se méfier, il a beau être avenant et amical envers chacun, ses relations ne vont jamais plus loin qu'un échange de salutations, il a toujours été renfermé et distant, incapable de tenir une discussion, comme mal à l'aise avec les gens, sauf si elle a pour sujet le cours de ses pensées.

Elles sont nombreuses, parce qu'Ambroise est un penseur, qu'il peut passer des heures à réfléchir sur tout et n'importe quoi, des rares moments d'évasions où il n'est plus soumis au poids de sa propre vie qui agit comme une pesanteur insoutenable, le même effet que son boulot procure. Il peut laisser son esprit vagabonder sur des territoires qu'il a toujours gardé fermé à l'homme qui vit le jour. Rêveur optimiste, il n'aime pas l'affrontement mais il ne pourrais pas refuser de se battre pour la liberté qui lui est chère, il n'aime pas se plier aux normes, il aimerait être libre, mais est trop indécis, dépendant du balancier de ses pensées, incertains. Un oui, un non, mais surtout un peut-être. Un idéaliste, qui ferait tout pour échapper à ce qu'on lui impose, par seul besoin de se rebeller, une bête qu'on ne peut garder indéfiniment en cage, il n'y a pas à douter de sa loyauté, simplement il partira. Un jour. Encore un. Parce que sa vie il la passe à s'enfuir, il n'est à l'aise quand dans un univers où il peut avoir un oeil sur chaque détail. Parce qu'il veut que ce monde ne soit qu'à lui, que les gens restent les mêmes, qu'ils l'aiment toujours, un égoïste au grand coeur qui reste un égoïste qui ne connait pas d'échec. Parce qu'il ne supporte pas d’obéir, ni de manquer à sa tâche. Il ne suit que les lois de son coeur, parfois son instinct, il écoute sans doute beaucoup trop ses fantômes intérieurs, ce qui en étonne plus d'un, une confidence qu'il a fini par taire car honteuse. Il a sur ce point toujours suivit les conseils de sa mère, tellement qu'il a fini par suivre les paroles d'une morte. Presque romantique, il ne désire que le bonheur, pas le sien, celui de l'autre. C'est plus simple à donner. Impossible à recevoir. Mais un pari certain.

Parfois les autres ne sont que des pièces sur un échiquier où il voudrait être le roi, oubliant qu'il est le plus vulnérable, dépendant de ses pièces et de sa reine.

Derrière l'écran

Pseudo & âge: Secret d'Etat bitchez. (Entre 7 et 17 ans, courage). Tu as trouvé le forum comment ? Errance sur les top-sites et de partenaires en partenaires. Tu en penses quoi ? Apparament le paradis c'est par là. Est-ce que tu es un Multi-compte ? Pas encore. Présence? 7/7 Ton personnage c'est un scénario ou tu l'as inventé? Inventé largement basé sur le scénario de Wihelmina. Un petit commentaire?  :lama2: https://www.youtube.com/watch?v=MFmr_TZLpS0
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MessageSujet: Re: Ambroise Beaumarchais.    Ven 15 Juil - 17:37

 

YOU CAN'T WAKE UP THIS IS NOT A DREAM

Les souvenirs d'enfance d'Ambroise ne sont pas nombreux. A son humble avis il n'a pas eu d'enfance, il s'en souviendrait s'il avait joué avec les voitures miniatures en ferrailles qui trônaient sur le meuble d'entrée. Jouer. Il n'a peut-être découvert ce mot que très récemment, quand il a prit connaissance de la loterie et encore, ce n'est pas comme-ci il avait besoin de ces gros lots à gagner. Non. Gosse, c'était plutôt suivre des ordres comme à l'armée. Vague souvenir d'un père qui lui demandait de tenir le fusil de chasse du haut de ses sept ans, un âge dérisoire, parce l'arme était trop lourde, c'était presque drôle de la voir se débattre avec le poids, quand on savait qu'il était chargé de plomb et qu'il aurait pu tirer. Pas sur un lapin non. C'aurait trop été une fierté, lui qu'on traitait souvent de raté, à tort. Il se demande parfois s'il n'y a pas eu d'accident, un frère et une balle perdue pour assister aux noces funèbres, il aurait voulu que ce soit le cas, pour expliquer ce vide, cette absence qui n'a cessé de peser. La solitude est un exemple concret d'instants volés dont il a la souvenir. L'enfant unique. Cet enfant en qui on place tous les espoirs et toutes les craintes, qui reçoit tous l'amour. Et tous les coups.
Son histoire commence là où pour ses parents, elle s'est arrêtée.

LA NUIT JE MENS


Son sang est une fierté malsaine, encore aujourd'hui, un souvenir qui embrasse son ventre comme il noue son estomac. Il l'exhibait presque avec honte, un malaise certain. Comme-ci il dévoilait un secret trop intime. Son père lui tirait souvent les oreilles à ce propos, lui rappelant qu'il n'a aucune honte à avoir. Parce qu'il est parfait. Sang Pur. D'une famille influence qui s'illustre dans l'industrie de l'armement. Pour que ceux qui n'appartiennent pas au monde de la magie aillent s'entre-tuer dans des contrées lointaines. Eux sont à l'écart, immunisés. Et pourtant son paternel est constamment absent, dans son discours se cache un mensonge lourd. On n'écoute pas, on ne fait pas attention. On met les détails dans un sac, bien fermé, coulé dans la rivière, comme les accidents à l'usine, comme une villageoises battue à mort après un petit verre de trop. Apparemment en affaire. Il l'est toujours. Ambroise devrait prendre en main, c'était son rôle à l'époque, s'occuper de  la maison, mais sa mère tenait les deux rôles à merveille. Encore aujourd'hui, il suit ses précieux conseils et pourtant, dans son coeur, il sait qu'elle n'a jamais été aimante. Elle avait elle aussi, le plomb dans le coeur. Mauvaise, le visage fermé, il a été élevé ni comme une gamine, ni comme un vrai gamin. Au centre des deux, comme-ci il pouvait inter change, choisir. Déjà on avait laissé trop de liberté. Un jour être touché par la beauté d'un paysage, l'autre viril et violent une bouteille pendant dans la main d'un enfant qui n'a que quinze ans. Ce n'est pas comme ça dans la réalité. C'est qu'ils ont essayé de lui expliquer. En vain. Il avait goutté à cette vie où il pouvait s'en foutre. Il voulait leur claquer la porte au nez, saisissant sa première amourette il s'est barrée avec une prostituée, dernier affront jeté. Sans doute qu'il fût déshérité, il ne sait pas si ses parents sont toujours en vie. Il s'est barré avec l'argent du coffre, parce que dans son sommeil sa mère toujours parlait.
Il avait la vie devant lui. Et un père vengeur qui lui n'en avait pas fini.

J'AI FAIT L'AMOUR J'AI FAIT LE MORT


Il pensait que ça pourrait durer. Avoir trouvé l'amour, le vrai. Pendant quelques années, il venait d'être majeur, il a pu s'amuser, comme un fou. Dépenser, il le faisait, comptais un peu, histoire de, c'est surtout des vêtements qu'il payait parce qu'il avait foi, il pensé que les apparences le sauveraient, il s'est payé les études qu'il voulait, il n'avait plus à déprendre de l'humeur de ses parents qui tantôt menaçaient, tantôt l’encourageaient. S'occuper des soins était un art qui pouvait le calmer, loin des armes de sa famille, du nom qu'il avait souillé, loin de tous ces morts qui ne représentaient pas la vie qu'il avait choisit. Intouchable, c'est comme ça qu'il se voyait, ce concept là ne l'avait pas abandonné. Il a pris soin pendant des mois de sa petite famille à venir, il s'est tué à la tâche. C'est indépendant qu'il a commencé, inconscient. Il ne savait pas qu'il conditionnerait sa vie d'un geste, il voulait simplement profiter. Pourtant le temps passe et l'absence de nouvelle de ses parents l'inquiète. La lettre prend la forme d'une convocation. D'une accusation. Et le message est clair, il n'est plus libre en France. Son père réclame son dû, le seul moyen d'échapper c'est de s'enfuir. C'est sans regret qu'il choisit d'aller vivre son rêve sur le continent de tous les possibles. Il aurait aimé qu'on le suive.
Ce n'est qu'à l'embarquement qu'il apprend qu'elle ne viendra pas. Il comprend de suite que l'enfer ne fait que commencer.

Et ça le hante, le souvenir d'une dernière nuit, il rumine des jours dans sa cabine, il passe des nuits à se demander pourquoi il est seul, à quel moment il a merdé pour qu'on le laisse comme un chien et peut-être pire. Un échec, il a promis qu'il n'en aurait jamais. Il a promis qu'il ne baisserait pas les bras. Que faire ? Demi-tour, revenir à la nage, braver la mer, y mourir par amour ? Trouver un autre endroit ou affronter sa famille, il n'en a pas si peur au fond ? Il ne craint que pour ses intérêt, égoïste. C'est dans le déni qu'il se réfugie. Il jettera du pont les promesses gravées dans l'or. Plus jamais il n'en parlera. Jamais il n'en a parlé.  

LOVE IS BLINDNESS


Tous ses rêves tournent aux cauchemars. C'est une loi aussi certaine que celle qui dit qu'après la vie il y a la mort, qu'après le jour vient la nuit. Terreurs nocturnes qu'il vit éveillé. Il avait presque tout perdu dans son exil, cette fugue d'un monde qui ne convenait plus, il n'avait que l'argent encore et toujours, les billets qui n'achèteront plus son véritable amour. Ils payeront le luxe d'un bel endroit où pleurer. Il ne savait pas qu'il pouvais perdre ce qu'il n'y avait pas à perdre. Dignité à certains carrefour quand la haine est crachée, liberté plus tard. L'Amérique est différente de ce qu'on raconte, elle est plus sombre, pas de royaume enchanté et solution miracle. Une usine à échelle mondiale. C'est parce qu'il soigne qu'il trouve un job, mais il voit dans les joues creuses que ce n'est pas la même chose pour tout le monde, que la chance n'a pas sourit à ces audacieux là. Il sert la soupe aux autres un certains temps, il finit par s'assagir, parce qu'il n'a plus le choix, il apprend à soigner ses siennes de balafres, en embaumant celles des victimes où il voit son reflet. La chance, elle a sourit au chanceux qui viennent des bons milieu, Dame Fortune est bien réelle, c'est madame Amérique. Il est vu de travers par certains, mais le nom français sonne amical, son accent s'arrache encore doucement mais il s'y fait. Pour une fois, l'enseignement des parents sert. Il s'adapte au fil du temps, à cette vie, il se paye une compagnie, elle n'est pas humaine. Elle ne partira pas. Pour une fois les choses pourraient lui sourire. Mais il a encore cette liberté à perdre. Aussi est-il perplexe quand on lui parle pour la première fois de mariages arrangés, parce qu'il sait que ça se fait, une vielle légende qu'il a toujours ignoré, jamais il n'avait été inquiété, avant d'en être la cible. Et cette fois il ne peut pas s'échapper. Il sait qu'il n'a pas le choix, ça pourrait le compromettre de refuser. Et surtout, il n'a aucune raison de s'opposer. Parce qu'il pourrait l'apprécier, c'est même une certitude, il est charmé, séduit, touché, tout ce qui peut être beau et qui évoque des sentiments le traverse comme un vieux regret qu'il veut réparer. Une plaie qu'il pourrait soigner pour de bon. Mais c'est oublier qu'il n'est pas seul. Et encore il sait que viendra le refus.

Il doute qu'on puisse un jour l'aimer.
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Ambroise Beaumarchais.
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